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Culture et numérique

Terminé Du 25 octobre Au 28 février

Le numérique nécessite une réflexion importante dans les secteurs de la culture et des communications. La dématérialisation des biens culturels s’accompagne d’une expansion et d’une accélération de l’offre, de même que d’une concurrence accrue dans un marché désormais mondial.

L’augmentation de la popularité des fournisseurs de contenus culturels tels que les plateformes de diffusion en ligne (Netflix, Spotify, YouTube, etc.) bouscule l’ensemble de la chaîne de valeur en culture et oblige à repenser les rôles et la place de chacune de ses composantes. Sans compter que les revenus publicitaires se déplacent de plus en plus vers le numérique et rapportent principalement aux grands conglomérats étrangers.

Pour le public, ce nouvel environnement favorise la production de contenus amateurs ainsi que l’émergence de nouveaux modes d’accès à la culture et à l’information.

De plus, l’omniprésence des plateformes et des divers services en ligne permet une diffusion plus large des contenus, mais pose d’importants défis concernant leur découvrabilité, la gestion des droits d’auteur et la juste rémunération des créateurs.

Enfin, l’ensemble du réseau de la culture et des communications est confronté à la mise en place de nouveaux modèles d’affaires dans lesquels les grandes plateformes profitent en majeure partie de la valeur des biens culturels et de l’information qu’elles diffusent. Ces modèles forcent une remise en question des modèles économiques traditionnels des secteurs concernés et une réflexion sur les voies à emprunter afin de les actualiser.

Enjeux

  • La modernisation des modèles économiques traditionnels en culture et en communication, puisque ces derniers ne sont plus en mesure d’assurer une juste rémunération des créateurs.
  • La visibilité et la découvrabilité des contenus francophones dans les marchés mondiaux, où la concurrence est très forte et l’offre surabondante.
  • La diversité culturelle de même que la vitalité de la culture québécoise et francophone.
  • Le maintien et l’augmentation des capacités de création et de production essentielles au dynamisme dans toutes les régions du Québec.
  • Le développement des compétences liées aux nouvelles pratiques numériques.

Chiffres clés

8 %

En 2015, la part des produits québécois dans les ventes d’enregistrements sonores était de 52 % pour les CD, de 30 % pour les albums numériques et de 8 % pour les pistes numériques.

Source

37,1 minutes

En 2015, les médias numériques sont devenus le principal moyen des Québécois pour s’informer, dépassant la télévision en termes de temps passé quotidiennement à s’informer (37,1 minutes comparativement à 30,7 minutes).

Source

55 %

Les dépenses des ménages québécois en produits d’accès à la culture sont plus élevées (55 % des dépenses culturelles totales) que celles en produits culturels (39 %) : en 2009, elles comptaient pour 55 % du total des dépenses culturelles, comparativement à 39 % pour les produits culturels.

Source

Selon vous, la culture québécoise est-elle assez présente sur le Web et les plateformes de diffusion populaire (p. ex. Netflix, Spotify, YouTube, etc.)?

Merci de votre participation!

Quels types de contenus québécois francophones, à votre avis, sont plus difficilement accessibles sur le Web?

Selon vous, à quoi renvoie la question de la visibilité et de la découvrabilité des contenus culturels?

Quel(s) rôle(s) l’État devrait-il jouer pour rendre plus visibles et accessibles les contenus québécois?

Merci de votre participation!

D’après vous, quelle devrait être la priorité du gouvernement en matière de culture et de communication?

Compte tenu des mutations imposées par les nouvelles pratiques numériques, quelles solutions devraient être envisagées pour repenser et adapter le modèle d’intervention de l’État?

Dans le contexte actuel imposé par le numérique, de quelle manière devrait-on utiliser des fonds supplémentaires destinés à la culture?

Comment serait-il possible de concilier un plus grand accès aux produits culturels des plateformes de recherche et de diffusion et une plus juste rémunération des créateurs?

Dans le contexte où divers accords de commerce internationaux sont négociés, jugez-vous que ceux-ci représentent une occasion ou une menace pour les produits culturels québécois à l’ère du numérique? Pourquoi?

Merci de votre participation!

Contributions (33)

Faire une sélection parmis 'Le plus récent', 'Le plus apprécié' ou 'Le plus commenté'

Association des bibliothèques publiques du Québec
28 février 2017 22:27

Les bibliothèques publiques pourraient diffuser encore plus largement notre culture actuelle et patrimoniale, à la fois littéraire, musicale et cinématographique, sur le web. Par exemple, les bibliothèques pourraient devenir des vitrines de choix pour le cinéma d’ici.

Association des bibliothèques publiques du Québec
28 février 2017 22:14

En implantant un réseau de médialabs et de fablabs dans les bibliothèques publiques, l’accès aux technologies sera démocratisé, permettant aux Québécois d’acquérir les habiletés technologiques nécessaires à leur employabilité, en plus de développer leur sensibilité artistique et leur créativité.

Olivier S-H
28 février 2017 16:42

Bonjour, voici l'avis de Spectra Musique sur trois questions différentes, soit l'embauche de collaborateurs locaux en arts numériques pour la production scénique, les embûches en production de contenu vidéo pour le web, et les enjeux généraux liés aux plateformes d'écoute en continu.

Marie D. Martel
28 février 2017 16:23

Les bibliothèques publiques peuvent servir de tiers lieu, forum pour les citoyen.ne.s, laboratoire d'innovation publique au cours de la transition numérique. Elles peuvent jouent donc un rôle clé dans la création de communautés inclusives si on reconnaît ceci et l’importance des bibliothécaires. 3/3

Marie D. Martel
28 février 2017 16:17

Elles sont aptes à contribuer à l’amélioration des compétences en littératie numérique et en littératie de l’information En tirant partie des opportunités technologiques, elles peuvent aussi offrir des programmes liés à l'engagement civique, à des apprentissages créatifs, à la santé, l'emploi. 2/3

Marie D. Martel
28 février 2017 16:13

Les bibliothèques publiques peuvent jouer un rôle de premier plan en matière d’inclusion numérique en fournissant un large éventail de technologies et de contenus numériques. 1/3

Annie Morin
27 février 2017 17:44

Artisti vous invite également à consulter le mémoire déposé en août 2016 en lien avec le renouvellement de la politique culturelle du Québec.

Annie Morin
27 février 2017 17:42

Artisti a déposé deux mémoires (l'un au provincial, en août 2016, et l'autre au fédéral en novembre 2016) où elle traite des défis que pose le numérique pour les artistes interprètes du secteur de la musique enregistrée : https://artisti.ca/affaires-publiques-UDA-memoire-d-artisti-794/artisti

Anne-Valérie Tremblay (AQPM)
27 février 2017 15:44

L’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) regroupe 150 entreprises produisant ou coproduisant pour tous les écrans, en langue française et en langue anglaise. Nous souhaitons partager, dans ce mémoire, nos propositions en vue de l’élaboration de la Stratégie numérique du Québec.